Qu'est-ce que le "syndrome youpi" ?
Ce que j'appelle le "syndrome youpi", c'est ce qui se passe souvent quand on arrive à la fin d'un parcours sans faute et que notre chien prend un faux obstacle au dernier moment ou fait tomber la
dernière barre.
Le même phénomène peut se passer lors du slalom, le chien sortant à l'avant-dernière porte par exemple.
Ce qui se passe, c'est qu'on anticipe, on pense déjà que c'est gagné, "youpi", on se relâche, et notre chien le ressent, et y réagit.
Alors on nous dit ("on" ce sont les moniteurs, observateurs, copains et autres coachs) qu'il faut rester concentré jusqu'à la fin du parcours.
On nous dit que c'est de notre faute, parcequ'on a baissé le bras trop tôt, parcequ'on a oublié de regarder le chien, parcequ'on s'est laissé aller, qu'on a changé de rythme ou d'allure, qu'on a
fait trop confiance...ou pas assez, provoquant la faute du chien.
Oui.
Mais quand on est comme moi, une personne très visuelle et très pragmatique, ce ne sont pas les explications théoriques qui vont m'apporter des solutions.
En plus, j'arrive aux 3 derniers obstacles en asphyxie et en hypoglycémie, alors la concentration pour moi devient un concept complètement abstrait, et j'ai tendance à oublier quelle conduite
j'avais prévue, et quels sont les éventuels pièges !
Heureusement, depuis les années que je me traîne dans les concours, et que je me remets en question...j'ai réussi à trouver non pas des recettes-miracles, mais quelques pistes, quelques petits
trucs qui m'aident.
Chien inconnu - sur cette photo ce n'est pas Maïko !
Mon petit truc à moi pour les reconnaissances:
Au lieu de m'empiler avec tous les autres au numéro un, je commences ma reconnaissance à mi-parcours, ou encore mieux, aux environs du numéro 14 ou 15.
Je reconnais la fin du parcours en premier, le mieux possible, avant l'arrivée de la masse des autres concurrents.
Ainsi, j'ai de la place et la vue dégagée pour reconnaître le mieux possible.
Et surtout, "j'imprime" la fin du parcours en premier, et plusieurs fois, ce qui est très utile puisque c'est en fin de parcours que mon cerveau a tendance à me laisser tomber.
Après avoir reconnu le dernier tiers, je vais reconnaître le parcours entre les numéros 6-7 et 14-15 environ.
Et en dernier lieu, je commence depuis le début, au numéro un, et là je suis tout le parcours.
Le fait d'insister sur la fin du parcours m'aide beaucoup.
"La fin n'est pas la fin":
Un autre petit truc qui m'est utile c'est d'imaginer (et me convaincre) qu'il y a un saut après le dernier saut.
De même, il y a un 13me piquet à la fin du slalom.
Je fais l'effort de visualiser ce saut après le dernier saut, et ce 13me piquet.
Je ne sais pas si ce truc peut fonctionner pour d'autres personnes, mais moi il m'a bien aidé !