Activités et inspirations

Marche en laisse détendue ou marche au pied ?


La marche au pied stricte, celle de l'obéissance, épaule droite du chien collée à la couture du pantalon du bipède, chien regardant son conducteur, n'est pas destinée à un usage prolongé, elle dure plusieurs minutes, pour un concours ou pour "la beauté du geste".

 

En utilisation habituelle de tous les jours, pour aller de son domicile au parc, ou pour traverser la ville par exemple, on ne va pas demander une marche au pied de concours, mais plus simplement une marche en laisse détendue. Mais cette marche au pieds moins exigeante n'est pas pour autant facile à enseigner au chien !

 

Une chose est sûre, quelle que soit la méthode, elle requiert énormément de constance et de persévérance, et c'est une des raisons de la difficulté de cet apprentissage, car il faut que le bipède soit continuellement en "mode dressage". D'autre part, on n'a pas de contrôle sur les distractions de l'entourage.

 


Philosophie traditionelle

Dans "l'ancienne philosophie", celle du dressage aux méthodes traditionelles, on nous dit que le chien tire en laisse parcequ'il "veut nous dominer pour aller explorer à a guise".
Les méthodes sont coercitives, et plus ou moins brutales.

La méthode habituelle consiste en saccades sur un collier coulissant (étrangleur), éventuellement sur un collier plat pour un chien sensible.
Cette méthode a très souvent du succès, lorsque le conducteur sait bien l'utiliser.
Mais pas tous les conducteurs sont habiles, et certains chiens sont réfractaires.
D'où l'utilisation parfois des collier à pointes (Torquatus) ou des des licols de tête (Halti).



Philosophie moderne

Le chien ne tire pas dans le but de "dominer" son conducteur, mais simplement pour assouvir son instinct d'exploration, et il apprend rapidement que son bipède le suit.

Si on se tourne vers les méthodes plus modernes basées sur le renforcement positif, on trouve grosso-modo deux tendances:
Celle de la méthode dite de "l'arbre", dans laquelle on ne bouge pas (comme un arbre) si le chien tire, et celle du type clicker training. Les deux méthodes peuvent d'ailleurs être utilisées séparément ou conjointement, en fait elles sont même complémentaires.

1- Méthode "de l'arbre"

L'éducatrice et comportementaliste norvégienne  Turid Rugaas est mondialement connue pour son travail dans le domaine du langage corporel chez les chiens ainsi que son pour livre sur les signaux d'apaisement "On talking terms with dogs: calming signals".
Elle a étudié le langage social canin pendant plus de 30 ans, et a voulu proposer une méthode simple et efficace pour le problème rencontré le plus souvent par ses clients, marcher en laisse détendue, sans douleur, peur ou stress pour le chien.

En résumé:


- enseigner au chien un signal, un bruit particulier, par exemple un claquement de la langue.
- dès que la laisse devient tendue ou juste avant qu'elle soit tendue, S'ARRETER.
- attendre 2 secondes, sans bouger et sans rien dire.
- faire le bruit/donner le signal.
- dès que le chien tourne la tête vers vous, le féliciter.
- marcher quelques pas dans une autre direction, le chien suivra.
- récompenser le chien pour avoir suivi.
A répéter chaque fois que l'on change de direction, ou chaque fois que le chien commence à tirer.
La méthode complète est bien sûr beaucoup plus détaillée dans son livre "My dog pulls, what do I do ?".


 

2- Méthode avec clicker:

La méthode (basée sur les travaux de B.F. Skinner sur le conditionnement opérant) que Karen Pryor   apporta au monde du chien sous la forme de "clicker training" s'est aujourd'hui répandu dans le monde, utilisée par de nombreux éducateurs pour les chiens de compagnie, mais aussi pour d'autres animaux et par exemple pour le cinéma.

 

En résumé:


- il faut déjà connaître la méthode clicker, ainsi que le principe du shaping, et avoir "chargé le clicker" pour le chiot ou le chien.
- commencer dans un endroit calme sans distractions (en intérieur), encourager le chien avec la voix ou en tapottant notre jambe, mais ne pas leurrer avec des friandises.
- clic-bonbon pour un pas en avant à notre côté. Cliquer lorsque le chien fait le pas, puis s'arrêter et récompenser. On ne récompense pas le chien en mouvement.
- progressivement, clic-bonbon pour 2 pas, puis 3 pas à côté de nous, jusqu'à pouvoir faire plusieurs pas en ligne droite.
- lorsqu'on a de bons résultats en ligne droit, commencer à suivre une courbe, puis faire des virages.
- petit à petit, on peut augmenter la distance parcourue, puis introduire très progressivement les distractions.
- lorsqu'on va s'entraîner à l'extérieur, une laisse sera nécessaire par sécurité. Comme dans la méthode de Turid Rugaas, il ne faut pas qu'il y ait de tension, et si le chien part brusquement en avant, on ne bouge pas, le chien n'est pas récompensé. On peut récompenser le chien (clic-bonbon) lorsqu'il détend la laisse.
Comme dans tout clicker training, le timing précis est essentiel au succès.
La méthode est aussi détaillée dans son livre:  "Clicker training for dogs"

 

 

willful walker

 

 

Matériel:

 

Le matériel utilisé et la manière de l'utiliser peuvent provoquer un réflexe d'opposition de la part du chien, d'où l'utilité d'un harnais à attache sur le devant.
Attention, ce n'est pas un accessoire magique qui va éduquer le chien, mais une aide.

Son principe est de ne pas stimuler le réflexe d'opposition, mais plutôt d'encourager le chien à se tourner vers son bipède.

 

 

Conclusion personelle: 

 

Pour Maïko, j'ai décidé que je n'utiliserais pas les saccades.

J'ai utilisé conjointement la méthode de l'arbre et la méthode clicker.

Et je lui ai appris la position "au pied" en faisant des rappels au pied à courte distance. 

Le harnais avec attache sur le devant  est un accessoire qui ne remplace bien entendu pas l'éducation, mais qui m'aide dans les moments ou il est plus difficile d'être en "mode dressage", ou s'il y a trop de distractions pour un jeune chien encore en formation. 

Le résultat est très concluant !

 


Articles apparentés:

Le réflexe d'opposition, la marche en laisse et la motivation

Colliers et harnais

 

Harnais à attache sur le devant

 

Par Claire - Publié dans : Activités et inspirations
Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 00:00
- Communauté : Chiens
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Donna Rock a un handicap, un Border Collie (Roller) et un Dobermann (Annie)...




Fabuleux ...c'est à se demander pourquoi on a des bras !



Quelques informations:

La chaîne Youtube de Donna où on la voit en Agility avec Roller son Border Collie mâle.

Annie le Dobermann femelle de Donna, qui fait de la compétition en Obéissance, est en fait son chien de service, qui va chercher et rapporter divers objets pour elle dans la vie de tous les jours.

Donna est née, sans bras, sur une ferme, et a toujours aimé être au conctact des animaux.
Arrivée à l'âge adulte, elle voulait un chien de service, mais l'association qui forme ces chiens ne les donne que lorsqu'ils ont terminé leur formation, à l'âge de 3 ans.
Donna sait ce qu'elle veut...et elle voulait un chiot !
Elle a pris Annie, et l'a entièrement formée elle-même, plus par jeu que par besoin.
Donna n'a plus mal au dos depuis que c'est Annie qui porte son sac.
Elle a pris goût à la compétition et obtient déjà de bons résultats avec son jeune Border Collie.

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Par Claire - Publié dans : Activités et inspirations
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 21:11
- Communauté : Chiens
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Le réflexe d'opposition

Le concept de "réflexe d'opposition", très courant dans la littérature canine anglo-saxonne, semble absent des livres en langue française, en tout cas, j'ai du mal à en trouver des références. *
Le principe de base a été mis en évidence par Ivan Petrovitch Pavlov, et il l'avait nommé "réflexe de liberté".
On appelle aussi ce réflexe "thigmotaxie positive".

Alors qu'il voulait maintenir un chien debout sur une table, à l'aide de liens, il s'est rendu compte que le chien faisait tout pour s'échapper, rendant l'expérience impossible.
Si le métier de toiletteur avait existé à son époque, Pavlov aurait peut-être pu demander de l'aide à ce genre de proffessionel !

Toujours est-il que Pavlov a constaté que le chien s'appuyait fortement contre les liens, et c'est ce même réflexe qui fait qu'un chien s'appuie fortement sur son collier ou son harnais lorsqu'il avance si on retient la laisse.
C'est aussi grâce à ce réflexe que les chiens de traîneaux tirent leur charge.
Généralement, lorsqu'on pousse un chien avec la main, il va s'appuyer contre cette main, et si on tente de le tirer vers nous, il va résister.
Le réflexe d'opposition existe chez d'autres animaux, notamment le cheval.


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La marche en laisse

Le problème de la marche en laisse, qui se pose à de nombreux propriétaires, et qui est un des motifs de consultation les plus fréquents chez les éducateurs proffessionels, provient principalement du réflexe d'opposition.

Pendant longtemps, on a essayé de nous faire croire qu'un chien tire en laisse pour "dominer" son propriétaire, ce qui est totallement faux.

Biologiquement, le chien est un "fauve social errant", et l'exploration est un besoin inné chez lui.
Alors bien sûr, le chien qui n'a pas été éduqué va naturellement partir en avant, ou en tous sens, d'autant plus s'il n'a pas pu se défouler auparavant, ce qui est toujours le cas, puisque c'est justement pour lui donner de l'exercice et de la diversion mentale qu'on le sort en laisse.

Et c'est là que les mauvais réflexes du bipède entrent en jeu: nous retenons et nous tirons, stimulant le réflexe d'opposition.  En plus nous suivons le chien, ce qui renforce encore son comportement !
Parfois nous nous énervons et crions sur le chien.

C'est ainsi nous apprenons rapidement au canidé à tirer encore plus.
Le réflexe d'opposition entre en jeu sur n'importe quel type de collier, étrangleur ou non, ainsi que tous les modèles de harnais avec point d'attache sur le dos.
Plus le chien tire, ou est tiré ou retenu, plus il opposera de force, tentant d'échapper à cette tension sur son cou ou son poitrail.
On est rapidement dans un cercle vicieux, souvent aggravé parceque notre émotion (colère, frustration, stress...) est ressentie par le chien, qui devient encore plus stressé à son tour.



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La motivation

Le réflexe d'opposition n'est pas toujours une mauvaise chose, au contraire, et le bipède peut l'utiliser à son avantage.
Voici quelques exemples:

- Le chien de traîneau, ou le chien de trait, tirent la charge grâce au réflexe d'opposition;

- En Agility ou en Flyball, de nombreux conducteurs retiennent un instant leur chien au départ, afin qu'il démarre en trombe, par exemple en retenant le chien avec les mains sur son poitrail;

- Lors du travail au mordant, le chien est retenu par un système de harnais et élastique, afin de mieux le stimuler à foncer dans la toile;

- Pour enseigner un bon rappel, un assistant retient le chien par le collier lorsque son maître l'appel, attendant un instant avant de lâcher;

- Tout exercice qui requiert de la vitesse ou une bonne motivation peut se travailler de manière semblable, un exemple typique est la manière de travailler de Susan Garrett, avec le jeu "collar grab" (renforcer le fait d'attrapper le collier) exposé dans le DVD "crate games".



Articles apparentés:

Enseigner la marche en laisse

Colliers et harnais


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* Quelques références, en anglais:

(1) Il est fait mention du réflexe d'opposition dans le livre indispensable: The Culture Clash, Jeanne Donaldson
(2) Aussi dans le livre: Complete Idiot's Guide to Positive Dog Training, Pamela Dennison
(3) Le phénomène brièvement et bien expliqué sur ce site: Robert, Malibu Dog Training


Par Claire - Publié dans : Activités et inspirations
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 20:57
- Communauté : Le sport canin et vous !
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La hiérarchie des récompenses

Dans toutes mes lectures concernant les méthodes d'éducation/dressage par renforcement positif, une très grande importance est toujours donnée à la hiérarchie des récompenses.
On obtiendrait de meilleurs résultats en les utilisant à bon escient.

Par exemple, réserver LA récompense préférée pour le début d'apprentissage d'un nouvel exercice, ou lorsqu'on travaille dans un endroit où il y a beaucoup de distractions.
On utiliserait alors des récompenses plus banales pour entraîner des exercices connus dans un lieu calme.
Il faut pour cela d'abord déterminer la hiérarchie des récompenses pour son chien, et elles sera différente pour chaque individu.

Les récompenses peuvent être divisées en 3 types:

- la nourriture (friandises, repas);
- le jeu interactif avec un jouet et le bipède;
- les "récompenses de vie", par exemple, aller en promenade, plonger dans un lac.

Au sein de ces 3 types, il y aura des préférences pour l'une ou l'autre récompense.

Certains chiens ne seront intéressés que par la nourriture, d'autres préféreront le jeu aux friandises.
On peut avoir un chien pour qui la récompense suprême sera des bouchées de poulet, en seconde place le lancer de balle, en troisième tirer sur une corde, en quatrième les friandises industrielles, et ainsi de suite.

Dans certains cas, on peut prélever une partie de la ration journalière de croquettes afin de les utiliser comme récompense, dans d'autres cas, on peut utiliser le repas lui-même comme récompense.

Une fois un exercice bien acquis, il faut récompenser de manière aléatoire dans le temps:  au début on récompense chaque fois que l'exercice est accompli, puis une fois sur 4 ou 5, puis progressivement une fois sur 3, une fois sur 2, et une fois de temps en temps.
On peut aussi alterner des récompenses-aliments, des récompenses-jeux et des récompenses "de vie", selon les réactions individuelles des chiens.

Quand je fais du clicker-training, je mélange dans une boîte de petites friandises variées, ainsi, mon chien ne sait pas à quoi s'attendre, rendant le jeu de l'apprentissage plus intéressant pour lui.


récompenses




Le principe de Premack

David Premack est un professeur de psychologie à l'université de Pennsylvanie/USA qui a effectué des travaux de recherche avec des primates. On lui doit un "outil" utilisable pour éduquer nos chiens, le "principe de Premack" qui dit ceci:
"Il est possible d'accroître un comportement à basse probabilité en utilisant comme renforçateur un autre comportement à haute probabilité."

C'est l'équivalent de la "loi de grand-maman" qui dit "mange tes haricots d'abord, ensuite tu pourra jouer à la Playstation".
Plus d'informations ici:
La loi de grand-maman appliquée aux enfants
Premack's principle, in english


A mes yeux, ce principe de Premack est semblable, dans la pratique,  aux "récompenses de vie", l'idée est la même, seul le terme change.

Notre exemple

Maïko a appris le "assis"  tout d'abord en le leurrant avec une très bonne friandise.
Rapidement il n'a plus eu besoin du leurre, mais j'ai continué à le récompenser avec de très bonnes friandises.
Une fois que c'était bien acquis, j'ai utilisé de simples croquettes pour récompenser l'assis.
Maintenant, je le récompense aléatoirement, de temps en temps avec une très bonne friandise, de temps en temps avec une simple croquette, de temps en temps avec une "récompense de vie" (passer la porte et aller dehors) et de temps en temps seulement avec la parole.
En d'autres termes, le comportement à haute probabilité, passer la porte et aller dehors, renforce le comportement à basse probabilité, s'assoir.

Par Claire - Publié dans : Activités et inspirations
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 19:00
- Communauté : Chiens
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Tout comme les chiens savent naturellement marcher et courir, ils savent naturellement sauter...hmm...vraiment ?
Et bien non, pas vraiment, pas dans le sens du saut utilisé en compétition.
Car il ne s'agit pas seulement de franchir une barre à 60 cm. du sol.

En Agility, le chien doit enchaîner plusieurs obstacles, il doit gérer sa trajectoire, "calculer" les distances, savoir se placer, utiliser un nombre de foulées optimales, utiliser le bon pied d'appel, passer sans faire tomber la barre, éventuellement tourner en l'air ou se préparer à tourner, attérir en fonction de l'obstacle suivant, et tout cela sans se faire mal.

D'autre part, un parcours d'Agility comporte en fait plus de sauts que n'importe quels autres obstacles, ce qui fait qu'avec la conduite elle-même, les sauts peuvent faire gagner, ou perdre, des secondes en compétition.
C'est pourquoi il peut être utile d'enseigner les bonnes techniques de saut au chien, et de l'entraîner à bien sauter.

Bien entendu, le bipède est là pour guider et assister le chien par ses paroles et surtout par son langage corporel, donner par exemple une indication pour raccourcir ou allonger les foulées.
Mais une grande part de travail reste la tâche du chien, et il est nécessaire que celui-ci soit confortable et sûr de lui pour effectuer sa tâche.

On voit assez souvent des chiens qui décollent trop tôt ou trop tard, qui sautent trop "à plat", tandis que d'autres sautent parfois à la verticale au pied du saut, ou perdent de l'énergie/du temps à sauter trop haut, et des chiens qui mettent trop de poids sur leur avant-main au départ du parcours.


jump-bumps


Apprentissage du saut

Jusqu'à maintenant, j'ai vu qu'on se contentait le plus souvent de faire sauter le chien, de manière répétée, mais sans vraiment avoir de méthode.
Depuis quelque temps, j'ai cherché des informations concernant le saut et l'apprentissage du saut, et  je vais résumer ici les informations que j'ai pu trouver.

Un bon apprentissage devrait comprendre les points suivants:
- inciter le chien a porter son poids sur l'arrière-main, afin d'avoir un saut plus efficace sans trop de contraintes sur les articulations.
- l'aider à juger du point de décollage et du point d'attérissage, selon que la trajectoire est courbe ou en ligne droite.
- lui apprendre à estimer le nombre de foulées nécessaires pour un saut efficace, selon le type de saut et la configuration du parcours.

Pour cet apprentissage, il est bon de procéder avec méthode, progressivement.
Cela est valable pour un chiot, mais aussi pour un adulte qui a des problèmes lors des sauts en Agility, avec lequel il peut être bon de tout reprendre à zéro.

Echelle:
Idéalement on commence avec une échelle posée sur le sol, le chien devant simplement passer en marchant par-dessus les barreaux, le but étant de lui apprendre à réfléchir à ce qu'il fait avec ses jambes, principalement les pattes arrière.

Barres au sol:
La suite logique est de passer aux barres de saut posées au sol, d'abord en ligne droite, avec des barres parallèles, puis on dispose les barres en formant des angles.
Il est important de varier la distance entre chaque barre, parceque le but est d'apprendre au chien à réfléchir et à gérer, pas d'éxécuter des mouvements qui seraient toujours les mêmes.

Cavaletti:
Ils sont un bon moyen d'apprentissage, il faut varier les hauteurs, pour la même raison que ci-dessus.
Si on ne dispose pas de vrais Cavaletti, appuyer les barres de saut sur de petits suports stables, canettes de boisson etc...
Toujours varier les distances. Et toujours travailler des deux côtés, dans les deux sens.

Si on rencontre des difficultés lors des exercices ci-dessus, simplifier les configurations, ou retourner au stade précédant.

Cercles:
Disposer environ 6 barres de saut au sol, en cercle. Au début, les espaces seront égaux, puis irréguliers par la suite, et on pourra agrandir le diamètre du cercle.
Le chien fait le tour en trottant, passant par-dessus les barres, le nombre de foulées dépendant s'il se trouve plutôt vers le centre ou vers l'extérieur du cercle, c'est son choix.
Le faire aller dans les deux sens, il apprendra à changer le pied d'appel.

Position:
Il faut veiller, dès le début, à ce que le chien prenne l'habitude d'une position correcte au départ, que ce soit assis ou debout, en appui sur la main arrière, pas sur la main avant, comme on le voit souvent.

Configurations:
Une fois que ce travail de base est acquis, et que le chien connaît quelques ordres permettant la conduite (rappel et stop entre autres), on passe au travail avec des séquences de sauts, et on varie les configurations, avec des courbes, des figures de 8, des serpentins, tourniquets, etc...

Il est conseillé de passer les configurations avec les barres plus basses les premières fois, puis de les monter ensuite à la hauteur règlementaire.
Varier les hauteurs et les espaces entre les sauts maintient l'attention et la réflexion du chien.

Enfin, il faut effectuer un travail semblable pour les sauts en longueur et les oxers, en commençant avec une hauteur plus basse que normale.


Chiots

Entre 4 et 6 mois, on ne fera pas sauter les chiots à proprement parler, mais c'est à cet âge que les chiens apprennent à résoudre des problèmes, c'est donc le moment approprié pour l'apprentisage du saut, quand bien même le jeune chien devra se réadapter et réadapter ses foulées au fur et à mesure de sa croissance.
L'accent doit être mis sur le côté résolution de problèmes, pas sur le hauteur du saut.

Dans la méthode de Susan Salo, des "bosses" sont utilisés au lieu de barres, dans le but d'obtenir un saut bien arrondi. Ces "bosses de saut" sont des profilés demi-ronds, d'un diamètre d'environ 20 cm.
Elle conseille d'attendre que le chiot ait 9-10 mois avant d'utiliser de vraies barres, avec un peu de hauteur, 10 à 15 cm. pour commencer.
Il suffit d'une petite séance bien pensée chaque semaine ou chaque 10 jours, l'important étant de varier la configuration et l'apparence des sauts.


Plus d'informations ici: www.jumpdogs.com
Et ici: www.cleanrun.com


Par Claire - Publié dans : Activités et inspirations
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 01:18
- Communauté : Le sport canin et vous !
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Présentation

Agil-Dogs est consacré à mes chiens
et à toutes mes activités avec eux:
Agility, Balades, Obéissance, Tours.
 
Mes chiens sont éduqués et entraînés en utilisant des méthodes positives.
  Remarques et questions bienvenues !

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Profil

  • Claire
  • Agil-Dogs chiens et agility
  • Femme
  • Suisse Jura Neuchâtel
  • Chiens Agility Cocker Berger australien Sport canin
  • Passionnée de chiens, cynologue diplômée, ex-toiletteuse et compétitrice en Agility. Je m'intéresse aux méthodes d'éducation positives et je rejette la "théorie de la dominance" ainsi que l’idée que le chien est un « loup domestiqué

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